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Histoire
du Chat
Histoire du Chat
Jusqu'en
2001, on pensait que les chats avaient été domestiqués
par les Égyptiens pendant l'Antiquité, mais la découverte des
restes d'un chat aux côtés de ceux d'un humain dans une
sépulture à Chypre repousse le début de cette relation au VIIe
millénaire avant J.C.
(-7 000).
La
cohabitation des chats et des hommes est probablement arrivée
avec le début de l'agriculture : le stockage du grain a
attiré les souris et les rats, qui ont attiré les chats, leurs
prédateurs naturels.
Les
Égyptiens de l'Antiquité divinisèrent le chat sous les traits
de la déesse protectrice Bastet. On a également retrouvé de
très nombreuses momies de chats qui montrent à quel point les
Égyptiens les vénéraient. Toutefois, ils pratiquaient
également des sacrifices rituels. Voir : le chat dans
l'Égypte antique.
Par
contre, la Grèce antique ne connaît longtemps que les
mustélidés, furet et belette. Plus tard, le chat sera importé
d'Égypte et s'arrogera une place auprès des grecs, d'abord
sous le nom de ailouros («qui remue la queue»), puis à
partir du IIe siècle
avant notre ère, katoikidios
(«domestique»).
Les Romains, en revanche, vouaient une
passion au chat : d'abord réservé aux classes aisées,
l'usage de posséder un chat se répandit dans tout l'Empire et
dans toutes les couches de la population, assurant la
dispersion de l'animal dans toute l'Europe. Par contre, il fut
satanisé en Europe durant une partie du Moyen Âge, et ne
connut de retour en grâce qu'à la faveur du romantisme (le
chat est l'animal romantique par excellence, mystérieux et
indépendant).
En Égypte ancienne, le chat représentait
la déesse Bastet. Il était donc craint et déifié.
Dans
la symbolique occidentale, le chat est associé à la malchance
et au mal, d'autant plus quand il est noir, à la sournoiserie
et à la féminité. C'est l'animal du diable et des sorcières.
On lui attribue aussi neuf vies. Une première tentative de
réhabilitation fut la célèbre Histoire des Chats :
dissertation sur la prééminence des chats dans la société, sur
les autres animaux d'Égypte, sur les distinctions et
privilèges dont ils ont joui personnellement (1727) de François-Augustin de
Paradis de Moncrif. L'auteur y prend la défense du chat à
travers des références historiques, notamment à l'ancienne
Égypte, qui se veulent érudites et constituent en réalité un
pastiche de la pédanterie. Un certain nombre de lecteurs et de
critiques ne discernèrent pas l'intention satirique et
l'ouvrage, obscur et maniéré, fut très violemment
attaqué.
L'origine de cette symbolique réside dans
le fait que cet animal est un prédateur crépusculaire d'une
félinité souple, qui peut être surprenante de
vivacité.
À
partir du XIXe siècle, le chat s'est retrouvé symbole du
mouvement anarchiste, à travers son image poétique,
indépendante et gracieuse.
Voilà donc une petite synthèse sur
l'histoire du chat.
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