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Anatomie du Chat
Anatomie du
Chat |
Squelette et muscles
Le squelette est composé de 250 os. Au niveau de la tête,
la denture comprend les incisives, les canines, les carnassières,
mais aucune dent "plate" (molaire par exemple ) pour écraser :
ces dernières ne sont pas nécessaires puisque le chat "déchire" sa
nourriture, grâce à des muscles puissants fixés aux parois latérales
de son crâne, mais l'avale sans la mâcher. Les vertèbres du cou sont
courtes, et la colonne vertébrale est très souple. Les vertèbres
caudales prolongent la colonne, mais il est à noter que leur nombre
est variable en fonction des races. La queue joue un rôle dans
l'équilibre. Les pattes antérieures se terminent par cinq "doigts"
pourvus de griffes rétractiles constituées de kératine, les pattes
postérieures, plus longues que les pattes antérieures, se terminent
par quatre doigts également pourvus de griffes rétractiles.
Les muscles du dos sont très souples et ceux des pattes
postérieures sont puissants. Ces spécificités confèrent à l'animal
une grande souplesse et une "détente" ample, lors des sauts par
exemple.
Du fait d'une alimentation plus diversifiée et moins
riche en protéines, les intestins du chat domestique sont plus longs
que chez ses ancêtres sauvages. Avec une diminution de sa taille,
c'est l'adaptation la plus notable à son nouveau mode de vie. Un
chat pèse entre 2,5 et 9 kg.
Pelage
Le pelage du chat est composé de poils longs
(jarre) et portant les marques de la robe (taches par
exemple). En dessous se trouve les poils plus courts
(bourre), puis le duvet. Cette organisation permet une bonne
isolation du corps.
Les types de pelages sont nombreux, car très variables en
fonction des races. Il existe des poils longs, courts, frisés, et
même crépus. Le "sphynx", parfois appelé chat-nu, est une
espèce presque dépourvue de poils : un très léger duvet
recouvre le corps, ainsi que la queue.
De même, la couleur de la fourrure du chat peut prendre de
nombreuses teintes et marques. Certaines races possèdent de larges
taches, d'autres des rayures ou des mouchetures, d'autres encore un
pelage uni.
Cette variété est accentuée par les croisements obtenus en
élevage, afin d'avoir des teintes inédites.
Dans certains pays, la fourrure du chat fait
l'objet, comme celle du chien, d'une demande
importante dans les industries de la mode. Les chats sont donc
victimes d'un trafic décrié par de nombreuses associations de
protection des animaux.
Les sens
Prédateur crépusculaire (coucher et lever du soleil) à l'origine,
le chat possède des sens très développés. Il perçoit son univers
différemment des humains, et on lui a même prêté des pouvoirs
surnaturels. Il existe ainsi de nombreuses légendes de chats ayant
prédit des tremblements de terre ou autres catastrophes.
L'explication la plus probable est que son oreille est apte à
percevoir des vibrations inaudibles pour les humains.
L'ouïe
Son ouïe est particulièrement sensible dans les hautes
fréquences : il perçoit des ultrasons jusqu'à 30 000 Hz
alors que l'oreille humaine est limitée à 20 000 Hz. Son
pavillon en cornet peut être orienté grâce à vingt-sept muscles, ce
qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour
localiser avec précision la source d'un bruit et sa distance.
La vue
Gros plan
sur l'œil d'un chat
Yeux brillants d'un chat
La vue est son sens primordial. Son champ de vision est également
plus étendu que celui des humains : 187° contre 125°, ce qui
reste cependant loin du record absolu du monde animal. L'intensité
lumineuse influence la forme de la pupille : allongée en fente
étroite en pleine lumière, elle se dilate en un cercle parfait à la
pénombre. Contrairement à une idée répandue, il est incapable de
voir dans le noir complet. Il est toutefois beaucoup plus performant
que nous dans la pénombre. La nuit, l'aspect brillant des yeux est
dû à une couche de cellules de la rétine, appelée tapetum lucidum,
qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui la
fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie ainsi par
deux son acuité visuelle dans l'obscurité.
En revanche, le chat ne perçoit pas les couleurs ni même les
mouvements de la même façon que nous : il semblerait (cela est
encore discuté) qu'il ne perçoive pas la couleur rouge et que, d'une
manière générale, il distingue très mal les détails. Sa vision est
granuleuse sur les images fixes alors qu'un objet en mouvement lui
apparaît plus nettement (par exemple une proie en mouvement).
Une particularité de l'œil du chat est qu'outre les paupières
inférieure et supérieure, il est protégé par une troisième paupière,
la membrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir du bord inférieur
du coin interne de l'œil vers l'extérieur. Quand elle ne se referme
pas complètement, c'est souvent le signe d'un problème de santé chez
le chat (troubles digestifs, parasitisme le plus souvent ou
entérite).
L'odorat
Son odorat est quarante fois plus performant que celui de
l'humain et a une grande importance dans la vie sociale du félin
pour délimiter son territoire. Par ailleurs, c'est son odorat
développé qui lui permet de détecter la nourriture avariée et
empoisonnée. Il possède vingt millions de terminaux olfactifs,
contre cinq millions chez les humains.
Le goût
Le sens du goût est développé chez le chat, moins que chez
l'humain cependant : chez le chat, on compte près de 2 000
bourgeons gustatifs alors que l'homme en possède 9 000, soit
4,5 fois plus. Contrairement au chien, le sens gustatif du chat est
localisé à l'extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter
sans avaler. Il est sensible à l'amer, à l'acide et au salé, mais
non au sucré.
Le toucher
Son sens du toucher est également bien développé. Ses vibrisses
(« moustaches ») lui indiquent la proximité d'obstacles,
même dans l'obscurité totale, en lui permettant de détecter les
variations de pression de l'air. Celles-ci lui permettent aussi de
mesurer la largeur d'un passage. Les coussinets garnissant ses
pattes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est constellée
de cellules tactiles extrêmement sensibles.
Autres sens
L'organe de Jacobson est un véritable sixième sens. Comme
le chien ou le cheval, le chat est capable de goûter les odeurs à
l'aide de son organe voméro-nasal. Il retrousse ses babines pour
permettre aux odeurs de remonter par deux petits conduits situés
derrière les incisives jusqu'à deux sacs remplis de fluide dans les
cavités nasales chargées de concentrer les odeurs.
Son organe vestibulaire est également particulièrement développé,
lui conférant un sens de l'équilibre remarquable. Ceci explique
l'étonnante faculté qu'ont les chats de se retourner rapidement pour
retomber sur leurs pattes lors d'une chute.
Il peut également sauter à une hauteur cinq fois supérieure à sa
taille.
Dans la course, sa vitesse moyenne est de 40 km/h et il met 9
secondes pour faire 100 m, mais il n'est pas un coureur de fond et
il se fatigue assez vite. |